AVERTISSEMENT : Tout ce qui est exposé ici concerne le cas habituel d'une PTH ASIA sans complication.
Le programme Rapid Recovery vous offre une approche nouvelle de la réadaptation et la possibilité d'un retour plus rapide à une vie normale chez vous.
Le point fondamental à intégrer, c'est que vous n'êtes pas malade.
Prenons une comparaison : quand votre voiture a un problème, le mécanicien change la pièce défectueuse et l'auto reprend son fonctionnement normal. Le chirurgien agit comme un biomécanicien qui remplace l'articulation défectueuse par une prothèse qui permet un fonctionnement quasi normal. Ne poussons pas plus loin l'analogie avec la mécanique, mais toute la volonté du patient doit être tournée vers un but : retourner à la vie habituelle normale.
LE PROGRAMME RAPID RECOVERY ou READAPTATION RAPIDE n'est pas un caprice de chirurgien ou une recherche du spectaculaire. C'est une approche résolument nouvelle des suites opératoires, qui a fait ses preuves aux USA et dans l'Europe du nord.
Le Rapid Recovery est basé sur des faits qui ont tous été démontrés scientifiquement pour la chirurgie de la hanche :
Cela s'explique par :
Le Rapid Recovery associe un ensemble de mesures cohérentes qui améliorent la prise en charge des patients, pour leur permettre de rentrer chez eux rapidement et dans de bonnes conditions.
Ceci est réalisé grâce à :
Après avoir consulté le chirurgien, le patient qui décide de se faire opérer va convenir de la date opératoire avec le secrétariat. Une consultation avec le médecin anesthésiste aura lieu quelques semaines avant la date d'intervention. Habituellement plusieurs opérés par la technique ASIA seront programmés pour le même jour et le jour suivant.
Le programme Rapid Recovery va alors débuter, par une réunion d'information. Les futurs opérés des mêmes dates y sont conviés, avec l'accompagnant de leur choix, pour se voir expliquer la prothèse, l'intervention, l'anesthésie, l'hospitalisation, la réadaptation.
Ils vont faire connaissance avec les autres personnes qui formeront avec eux un groupe de séjour, réuni par la même intervention. Ils vont se retrouver pendant l'hospitalisation, surtout au cours des séances de réadaptation.
Le déroulement prévisible va être expliqué, concernant la chirurgie, l'anesthésie, le séjour dans l'unité de soin, la kinésithérapie
Cela permet de mieux comprendre et intégrer l'information, dans ce contexte plus calme que celui de la consultation et où on prend le temps de répondre aux interrogations des patients.
Le patient se verra rappeler des informations données lors de la réunion. Il ne s'étonnera pas que plusieurs personnes posent la même question, notamment sur le côté à opérer. Cela fait partie des mesures qui augmentent la sécurité de prise en charge. Dans cette phase de préparation on vérifiera la dépilation du champ opératoire que le patient a faite lui-même précédemment. L'opéré prendra une douche au savon antiseptique le soir, puis une seconde douche le matin, avant de descendre au bloc opératoire.
Il retrouve dans le service de soins, des personnes avec qui il a fait connaissance lors de la réunion d'information.
Avant d'être remonté dans sa chambre, l'opéré restera en salle de surveillance post interventionnelle (SSPI) une partie de la journée et souvent jusqu'au matin suivant. Cela permet une surveillance étroite. Selon le besoin, la douleur est calmée par une pompe à morphine.
Répétons qu'opération ne signifie pas maladie. Le principe est de revenir le plus vite possible dans un fonctionnement ordinaire. Le fait de s'habiller plutôt que rester en pyjama, de se raser ou se maquiller un peu, plutôt que ressembler à un épouvantail, manifeste clairement cette volonté de retour à la normale. Dans la même dynamique, la place d'un opéré n'est pas au fond de son lit avec la couverture remontée jusqu'au menton, mais debout et marchant ou assis au fauteuil en attendant une nouvelles séquence de marche.
Réadaptation rapide :
Retenez absolument que le kiné ne vous fait pas la rééducation. C'est vous qui vous réadaptez, sous la surveillance du kinésithérapeute. C''est comme un élève avec un professeur de gymnastique. Le prof n'est pas là pour faire à la place de, mais pour apprendre à faire. Multiplier les séances est inefficace et coûteux, si la personne ne se donne pas la peine de faire par elle-même, le maximum pour progresser.
Le premier jour, le kinésithérapeute évalue les possibilités. Il va superviser le premier lever. Le patient marche dans la chambre (jusqu'à la toilette). S'il est en forme, toujours avec le kiné, il fera aussi le couloir, voire même les escaliers.
Dès le deuxième jour, il va marcher dans le couloir avec les cannes et éventuellement commencer à monter et descendre les escaliers.
Le petit groupe d'opérés va se retrouver pour des exercices individuels et en commun, expliqués et supervisés par le kinésithérapeute.
Une bonne partie de ces activités s'effectuent dans la salle dédiée au Rapid Recovery, où idéalement le groupe partage aussi le repas de midi. Il se crée ainsi des relations chaleureuses entre les opérés, avec une émulation très dynamisante.
C'est ainsi que la plupart des opérés pourront quitter l'hôpital au 3e ou au 4e jour post opératoire.
Redisons qu'en 2011 il est la règle après une PTH, sauf cas particuliers. Ces cas peuvent être étudiés avec l'assistante sociale qui aidera à organiser les suites.
Toutes les consignes utiles auront été données et répétées, dans ce disque, lors de la réunion d'information, par le kinésithérapeute pendant le séjour. Donc, il est hautement recommandé de suivre les consignes du chirurgien et de l'équipe soignante, plutôt que celles de maintes personnes bien intentionnées, mais habituellement mal au courant des derniers progrès techniques. Ce qui vous a été expliqué à l'hôpital est le fruit de l'expérience, pas de la fantaisie. C'est parce que cela marche bien ainsi, que nous vous recommandons de le faire.
Il faut redire ici que LA MARCHE représente à elle seule une grosse partie de la réadaptation. C'est vraiment important après cette opération. La marche n'est pas une option, elle est indispensable pour une bonne récupération. C'est elle qui va restaurer la qualité des muscles stabilisateurs du bassin, donc la confiance et le bon équilibre. C'est un exercice gratuit, simple, totalement physiologique, favorable à toutes les fonctions fondamentales du corps humain, qui ne requiert aucun moyen compliqué, qui peut être pratiqué par tout le monde. Face à cette exigence, il n'existe que de mauvaises excuses. Même si marcher n'est pas votre plaisir, après l'opération c'est votre travail. Vous devez marcher plusieurs fois dans la journée, en faisant très vite de vraies promenades, sur des distances croissantes et pas seulement quelques pas dans le logement ou le jardin. Dès que la sensation de stabilité est suffisante, l'abandon d'une puis l'autre canne est conseillé (on marche sans canne dans la vraie vie !).
RAPPELONS QUELQUES CONSIGNES ÉLÉMENTAIRES :
On peut:
Il faut éviter pendant au moins un mois :
Donc Attention, c'est exactement le contraire de la consigne donnée aux patients opérés de PTH par abord postérieur.
En cas d'inquiétude l'équipe soignante est joignable pour vous renseigner et vous rassurer.
Si vous le souhaitez vous pouvez visionner une intervention complète de PTH ASIA.
Si vous désirez en savoir plus sur mon activité.
Si vous souhaitez me poser des questions supplémentaires